Après la mort tragique du GM américain Daniel Naroditsky à seulement 29 ans, les accusations et les spéculations ont été nombreuses. Vladimir Kramnik, qui avait publiquement exprimé de sérieux doutes sur l’intégrité en ligne de Naroditsky pendant plusieurs années — doutes que ce dernier avait toujours vigoureusement contestés —, a été directement accusé par une partie de la communauté d’avoir contribué à pousser le jeune joueur au suicide.
Le rapport toxicologique rendu public par le médecin légiste en chef de Caroline du Nord, relayé par NBC News, a révélé la présence de méthamphétamine, d’amphétamine, de 7-hydroxymitragynine et de mitragynine (composés issus du kratom) dans son organisme au moment du décès. Ces substances, connues pour leur fort potentiel addictif et leurs risques létaux en cas de surdosage ou d’interactions, sont désormais considérées comme la cause directe de la mort.
Kramnik, qui avait été très critiqué et même harcelé en ligne après le drame, a réagi mardi avec une déclaration empreinte de retenue et de tristesse :
Je regrette profondément que cette tragédie ait été instrumentalisée par certains individus et groupes pour servir leurs propres agendas. Une telle exploitation est moralement indéfendable.
De nombreux observateurs estiment aujourd’hui que les mises en garde répétées de Kramnik sur l’intégrité et la pression psychologique exercée dans le milieu du streaming d’échecs rapide n’étaient pas infondées. Le recours au kratom — souvent utilisé en automédication pour tenter de gérer anxiété, stress intense et dépression — corrobore les propres déclarations publiques de Naroditsky sur son mal-être. Cette fragilité mentale, associée à la consommation de stimulants puissants, apparaît rétrospectivement comme un cocktail particulièrement dangereux.
La question que beaucoup se posent désormais est la suivante: sans la pression extrême et le climat toxique qui régnait autour de lui, cette issue dramatique aurait-elle pu être évitée?

Breaking news de NBC News rapportant la publication du rapport toxicologique.
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